Aide aux victimes du valenciennois

Valenciennes métropole

Définition : l’enfant victime

Un enfant victime est un enfant en danger.

L'ODAS (Observatoire Décentralisé de l'Action Social) distingue « les enfants en risque » des « enfants maltraités » :

« L'enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».

« L'enfant en risque est celui qui connaît des conditions d'existence qui risquent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n'est pas pour autant maltraité ».

Les enfants en danger comprennent l'ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités.

Maltraiter un enfant, c'est aussi :

  • Le négliger, l'ignorer
  • Lui faire subir des moqueries, des humiliations, des brimades…
  • Créer autour de lui une ambiance de peur, voire de terreur
  • Exercer sur lui une autorité exagérée
  • Instaurer un climat ambigu, voire un langage et/ou un comportement déplacés
  • Se rendre coupable envers lui, d'abus ou de sévices sexuels: attentat à la pudeur, attouchement, viol, inceste

L'enfance en danger concerne tous les âges; elle existe dans tous les milieux sociaux, dans toutes les communautés de vie…

Eveiller votre vigilance

Certains symptômes doivent éveiller votre vigilance. S'ils peuvent prendre des formes diverses, ils indiquent qu'un enfant est en difficulté, voire en danger.

  • Si l'enfant est victime de maltraitance physique, il présente des lésions corporelles (ecchymoses sur plusieurs parties du corps, traces de coups, de brûlures, de morsures). Une perte de poids ou une importante chute de cheveux sont des signes révélateurs de la souffrance de l'enfant. Des troubles du sommeil, des manifestations régressives (énurésie, encoprésie), un aspect négligé, un désinvestissement scolaire brutal sont également des signes d'alerte.
  • Si l'enfant est victime de maltraitance psychologique, il présente des troubles anormaux du comportement. Il est triste, craintif, replié sur lui-même, provocateur, désinvesti de sa scolarité.
  • Si l'enfant est victime d'abus ou de sévices sexuels, il est, la plupart du temps, terrorisé et ne peut pas parler. La jeune victime est triste, change d'attitude, devient colérique, angoissée ou dépressive. Une atteinte des fonctions créatrices peut apparaître, un désintérêt de scolarité, conduites inadaptées telles que voyeurisme, exhibitionnisme, agression physique, abus… Chez les adolescents, les symptômes peuvent être des manifestations psychiatriques (dépression voire tentative de suicide) ou psychosomatiques (troubles alimentaires, boulimie, anorexie, mutisme, agressivité) ou des conduites asociales (fugues).

L'Article L226-2-1 du Code de l'action sociale et des familles introduit par la loi du 5 mars 2007 fait obligation aux « personnes qui mettent en œuvre la politique de protection de l'enfance, ainsi que celles qui lui apportent leur concours » de transmettre sans délai toute information préoccupante au département. Seules les situations les plus graves impliquant la sauvegarde de l'enfant, sont adressées directement au parquet (autorité judiciaire).

Hormis celles-ci, toutes les situations quelle que soit leur nature doivent désormais être rassemblées au département, afin d'engager une évaluation et de déterminer les suites à donner.

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Numéros d'urgence

Allô Enfance en danger 119

Police/Gendarmerie 17

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